LES OURSONS EN BALADE

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 LES INDIENS

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Petit Pioc

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MessageSujet: LES INDIENS   10.04.07 16:27

LES INDIENS





Leurs Origines

Leur histoire aurait commencé quelques 40000 ans avant l'arrivée de Christophe Colomb.

C'est à cette époque que venant d'Asie, ils se seraient installés en Amérique. Un pont de glace relie alors la Sibérie à l'Alaska. Tout en poursuivant des troupeaux de mammouths, des groupes de chasseurs nomades sont passés sans le savoir de l'Asie en Amérique. Au fil des millénaires, les Indiens s'installent partout du Nord au Sud.

Une deuxième vague venant de Sibérie occupent les déserts glacés de l'Arctique, il y a 3000 ans. Ce sont les Inuits. Les peuples indiens s'adaptent aux milieux naturels les plus difficiles. Des grandes plaines de l'Ouest en passant par l'immense forêt amazionienne jusqu'à la terre de feu, ils créent des civilisations extrêmement différentes.

Avant l'arrivée des Blancs, on estime que 7 à 8 millions d'indiens occupaient l'Amérique du Nord. Tous les vestiges archéologiques retrouvés ici et là, dans les vestiges, attestent de l'ancienneté de l'occupation du continent. Ici comme sur d'autres continents, on retrouve les mêmes signes de l'évolution de l'homme comme par exemple le façonnage de récipients, les peintures rupestres représentant les scènes de la vie quotidienne, l'expression par signes chez les peuples qui n'écrivaient pas ou bien encore les outils primitifs, mis à la disposition par la nature (pierre, os, bois taillés). Et puis, au fil du temps les techniques ont évolué comme nous le montre dans certaines régions les habitats collectifs très poussés à plusieurs étapes.

Les premiers Américains du Nord, les Indiens étaiant et restent encore aujourd'hui des chasseurs comme les Cree du Canada. Autrefois, le caribou, l'élan, l'ours, le castor et aussi bien sûr le bison étaient traqués pour leur chair et leur peau. Il y a aussi la pêche qui fait vivre des populations entières, sur la côte Nord-Ouest où le saumon est abondant.

Et puis bien sûr, là où le climat le permet : l'agriculture.

Le maïs d'abord : des clairières du bord des grands lacs aux plaines sèches de l'Arizona.

Aucun peuple ne néglige pourtant la collecte des racines, des baies sauvages ou des plantes médicinales.

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MessageSujet: Re: LES INDIENS   11.04.07 20:25




L'invasion

Lors de l'arrivée des premiers colons; les Indiens furent plutôt accueillant. Permettant à ces colons de s'installer sur une partie de leurs territoires. Les Indiens n'avaient pas la notion de la propriété terrienne. Cela n'avait aucun sens; pour eux, de vouloir acheter un morceau de terre. Puisqu'ils appelaient la Terre "Notre Mère Terre" ; parce qu'elle était terre nourricière. Celle qui faisait pousser la nourriture pour les animaux qui leurs servaient de nourriture ; pousser les arbres qui leurs permettaient de se chauffer ainsi que de cuire leurs aliments ; de construire leurs habitations ; de fabriquer leurs arcs ; qui permettait de récolter des baies, des glands (avec lesquels ils faisaient de la farine)...

Vue l'arrivée de plus en plus massive de colons, les Indiens furent boutés hors de leurs terres et durent reculer devant l'ampleur de l'invasion. C'est de cette époque que date les premiers traités que les colons s'empressèrent, en général, de ne pas respecter. Vu cette situation, les Indiens se sentant spoliés, réagirent et c'est ainsi que débutèrent les premières "Guerres Indiennes"

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MessageSujet: Re: LES INDIENS   15.04.07 15:27



Le Génocide

Oui, je pèse mes mots, il y a bien eu un génocide à la fois culturel et physique.

Les colons devenus de plus en plus nombreux s'accapèrent non seulement des terres indiennes mais décimèrent presque complètement les troupeaux de bisons afin de nourrir les nombreux travailleurs qui construisaient les voies ferrées et en organisant des chasses collectives dans le but d'exterminer le bison qui était la survie des Indiens.

Plus de bisons, donc plus d'Indiens. Ils les déplacèrent dans des "réserves", qui bien souvent était des endroits incultes, insalubres et pauvres en gibier.

Lors de ces déplacements forcés, parfois extrêmement long, beaucoup d'Indiens n'y survécurent, pé&rirent du froid, du manque de nourriture et d'hygiène.

Dans ces "réserves", d'autres trouvèrent la mort par la famine entretenue par certains colons qui revendirent les denrées alimentaires au lieu de les fournir aux Indiens our leurs fournissant de la nourriture avariée qui pour ces colonsétait devenue invendable.

Lors de ces "marches" les colons fournirent aussi aux Indiens des couvertures infectées par les microbes de la petite vérole et de la tuberculose (fait connu de certaines autorités !!!). Les Indiens n'ayant pas le même système immunitaire, beaucoup succombèrent de ces maladies.

Quelques Indiens tentèrent de se révolter, mais furent rapidement mis à raison.

L'autre forme de génocide fut culturel. On imposa aux Indiens soit la religion catholique, soit la religion protestante. Les obligeant à renier leurs croyances ancestrales et leurs coutumes. Principalement en obligeant les enfants, dont certains furent retirés de leur milieu familial et de leur réserve, d'être "instruit" selon les concepts religieux en vigueur dans les établissements spécialisés
s'apparentant plus à des maisons de redressement qu'à des pensionnats ; de porter des vêtements de "civilisé", d'avoir les cheveux courts et avec l'interdiction de parler leur langue tribale...

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MessageSujet: Re: LES INDIENS   19.04.07 16:12




Le peuple blanc a décidé, le jour où il a posé son pied sur la terre d'Amérique, que cette terre lui appartenait quel que soit les gens qui l'occupaient. Dès la fin de la guerre de Sécession, l'inflation est en hausse, la population est en constante croissance, le pays est ruiné.

L'armée, pressée par la population qui demande à ce que l'Ouest et ses richesses s'ouvrent à elle, est contrainte de réagir. Tous les pretextes sont choisis pour détruire systématiquement les villages indiens.

Le problème des Indiens, c'est qu'ils sont un peuple et que l'on trouve des guerriers, on trouve aussi des femmes et des enfants car ils ne voyagent jamais séparés.

Ceci n''xcuse rien bien sûr en rien la gravité des actes du gouvernement des Etats-Unis d'Amérique.

1864 : Le massacre de Sand Creek :

Lorsqu'il s'installèrent dans les Blacks Hills, les Cheyennes y trouvèrent déjà les Arapahoes avec lesquels ils s'entendirent. Leurs croyances étaient similaires. Ils s'allièrent souvent contre l'armée des Etat Unis. Ces deux tribus sont toujours unies.

Les Cheyennes faisaient beaucoup d'échange avec les blancs. Ils troquaient des fourrures, des chevaux et des mocassins contre de la nourriture, du tabac et des fusils. Avec l'arrivée massive de nouveaux colons, quelques incidents (rares toutefois) eurent lieu. Mais le massacre de San Creek aggrava la situation. Arapahoes, Cheyennes et Sioux s'allièrent et une guerre commença.

A la fin de la guerre avec les Blancs, les Cheyennes durent intégrer des réserves et leur nombre diminua. Ceux du Sud résident de nos jours en l'Oklahoma, ceux du Nord dans le Montana.

Le massacre :

Il eut lieu le 29 novembre 1864 et fut surnommé le "Massacre de Chevington". Avec l'arrivée massive de colons, des incidents apparurent et les officiers du Territoire deu Colorado demandèrent aux Cheyennes et quelques Arapahoes de regagner les forts pour discuter d'un arrangement.

Le chef Cheyenne Black Kettle se dirigea vers le Fort Lyon et établit son camp à une soixantaine de km de celui-ci, avec l'accord du Major du Fort. Le jour dit, le Colonel Chivington, qui était pour l'extermination des Indiens, se présenta au camp, venant du Fort. Alors que Black Kettle avait hissé le drapeau des US et le drapeau blanc, le colonel, soutenu par 700 hommes de troupe, ordonna le massacre. Deux tiers des Indiens étaient des femmes et des enfants. 500 Indiens furent massacrés et les soldats mutilèrent les corps de deux cents d'entre eux.

Il semblerait que les soldats de l'armée régulière qui accompagnait les volontaires n'aient pas participés au massacre, car, je cite, "c'était indigne de notre rang de soldat" (citation de Frederick A. Wilson, soldat). C'est le pire massacre jamais perpétré contre les Indiens.

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MessageSujet: Re: LES INDIENS   24.04.07 11:59



1868 : Le 7ème de Cavalerie de Custer massacre 103 hommes, femmes et enfants sur la rivière Washita. Par contre, peu de scalpes sont pris, car c'est une action commandée par Sheridan, Sherman et le parlement américain en représailles de l'année 1867. De plus, 800 chevaux sont abattus conformément aux ordres de Sheidan.


1870 : Le massacre de la Marias : le colonel Baker, veut attaquer le camp de Moutain Chief, un Chef Pikuni qui a vraiment défendu ses intérêts devant le général Sully. Mais Montain Chief déplace brusquement son camp et la tribu Heary Runner se met en place. Baker mis au courant par ce changement par son éclaireur Joe Kipp, décide de punir tout de même les Indiens quels qu'ils soient. Le camp est rasé et des habitants massacrés. Baker est déclaré innocent par le gouvernement après que des plaintes avaient été déposées contre lui.

1890 : Les danseurs de l'esprit, des Pieds-noirs principalement, se retrouvent près de Wonded Knee pour la Danse des Esprits. L'armée a peur que ce mouvement déclenche une révolte au sein des Indiens et envoie la 7ème de Cavalarie sous le commandant Forsyth, mater cette "rebellion". Le régiment massacre ces innocents et met un terme brutal ayx guerres indiennes.

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MessageSujet: Re: LES INDIENS   27.04.07 11:16



LITTLE BIG HORN

La plus grande victoire indienne, la Bataille de Little Big Horn. Elle opposait 2000 guerriers Sioux, Cheyennes et Arapahoes à 200 soldats. En voici les détails :

Le 21 juin 1876, le Général Terry ordonna à Custer de remonter la rivière Rosebud (Montana), à la recherche des Sioux.

Le 25 juin, à 8 heures, il repérère un camp Indien dont ses éclaireurs lui signalent l'importance inhabituelle. Malgré leurs avertissements, et bien qu'il n'ait reçu qu'une mission d'observation, Custer décide d'attaquer.

Pour se faire, il divise son régiment en trois groupes.

Ce qui s'est passé :

Le groupe de Custer rencontre des Indiens en train de fuir. Il demande à Réno de les poursuivre. Réno franchit la Little Big Horn et se fait attaquer. Il se replie. Le 3ème groupe, celui de Benteen, vient au secours de Réno et lui apprend que Custer est tombé dans un piège et qu'il a besoin de renforts. Réno envoie un détachement mais celui-ci se fait attaquer et ne peut rejoindre Custer.

Ce qui était prévu :

Réno devait attaquer les Indiens et Custer les prendre à revers. Mais Custer a obliqué vers le nord, surprenant l'immense camps indien. Custer décide d'attaquer, prenant soin d'envoyer un éclaireur vers Benteen sensé venir aussitôt en renfort.

La fin :

Custer passe la rivière mais fut bloqué par des Sioux qui la surveillait. Il se replia sur une colline où il fit sonner le clairon pour que Benteen l'entende. A 16 heures, les 212 soldats du 7ème de cavalerie et Custer étaient tous morts, cependant que Réno et Benteen se battaient encore contre les Indiens.

Le lendemain après-midi, les Indiens mirent le feu à la prairie et abandonnèrent le terrain. Ce fut le lieutenant Bradley, à la tête des éclaireurs du Général Terry, qui découvrit l'endroit où gisiant les soldats.

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MessageSujet: Re: LES INDIENS   04.05.07 18:42



Avec plus de détails...

"Amstrong Custer"

A la jonction de la Tongue et de la Rosebid, le 23 mai, Custer rejoint Terry et Gibbon sur le FarWest, un bateau fédéral. Le Général Terry lui donne ses ordres : il devra rejoindre le Général Crook au sud vers la rivière Little Big Horn tandis que lui et Gibbon arriveront par le nord et prendront le camp en tenaille. D'après le bureau des affaires indiennes de Washington, il y aurait cinq cent Indiens vers les Black Hills.

Mais pendant ce temps, les Sioux commandé par le sage Sitting Bull, ont reçu les renforts d'Indiens d'autres réserves, comme les Cheyennes, les Pieds Noirs, les Arikaras, les Hung Papas, les Santee et les Brulés, avec des guerriers célèbres et valeureux comme Gall et Crazy Horse. Ces tribus se regroupents et s'apprêtent à recevoir les hommes blancs. Ils ne sont plus cinq cents, mais près de quinze mille avec trois à cinq mille guerriers.

Alors que Custer part du camp de Terry tout en ayant refusé des canons et des troupes en renfort, Sitting Bull fait la danse du soleil. Après s'être fait arracher 50 morceaux de chair, il reçoit une vision de soldats tombant du ciel et d'une voix qui lui dit : "Ils n'ont pas d'oreille, je te les donne".
Sitting Bull comprend qu'il y aura bataille entre les Lakotas et l'homme blanc et que la victoire sera pour eux.



Il engage les hostilités contre le Général Crook et ses troupes alors que ceux-ci venaient de se remettre en route. Cest la bataille de la Rosebud.

Surpris et souffrant de beaucoup de pertes, Crook se replie vers on camp. Il néglige d'informer Custer du caractère offensif et du nombre élevé d'Indiens. Mais à sa décharge, les informations avaient de la peine à circuler lors des campagnes indiennes. Custer, n'étant donc pas au courant de la retraite de son collègue, continue son chemin.

Le 24 juin, il arrive à la Little Big Horn. Mitch Bouyer, le tracducteur, ressent de la tension dans les paroles échangées entre les éclaireurs Indiens. Ils viennent de voir le site de la danse du soleil de Sitting Bull et comprennent la gravité de cette danse.

Custer place le camp et veut attendre Gibbon qui arrivera le 27 Juin, et Crook qui devait arriver le lendemain. A ce moment-là de la campagne, il ignore toujours combiens d'Indiens il a devant lui. Mais un incident lui fait changer d'avis : la boîte de biscuits de la compagnie C, perdue durant le trajet, a été découverte par des Sioux et les fédéraux qui devaient aller la chercher ont échangé des coups de feu avec des hostiles. Custer décide alors d'attaquer le 25 juin, de peur que les Indiens s'enfuient et que la campagne se termine comme celle de'Hancock. Il ne sait pas qu'ils sont vingt fois supérieurs à eux.

à suivre....
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MessageSujet: Re: LES INDIENS   10.05.07 16:23



Il divise ses troupes en trois colonnes :

La première colonne sera la sienne et sera composée de cinq compagnies E, B, F, C, et I progressera sur la rive droite.

La deuxième colonne, dirigée par le trop prudent Major Reno avec les compagnies A, G, et M.

La troisième colonne, dirigée par le capitaine Beeten, qui hait jusqu'au font des tripes Custer, marchera "au son du canon" avec les compagnies D, H, et K.

Ainsi fut fait. Reno arriva bientôt près du camp et fut attaqué par des milliers d'Indiens dirigés par Crazy Horse et Red Cloud. Submergé, Reno donne l'ordre de former le hérisson quand il reçoit la cervelle d'un éclaireur indien, Bloody Knife, à la figure.

Brusquement téméraire, le major Reno ordonne la retraite et repasse la Little Big Horn en amont. Les Indiens ne font pas de prisonniers. Ils massacrent un à un chaque soldat resté sur le champ de bataille, les scalpent vif puis le mutile ay point que le cadavre soit nu. Avec 50 % de pertes, Reno se replie sur la colline. Les éclaireurs Indiens abandonnent les soldats et rejoignent leurs frères. Les armes des cavaliers ne tirent qu'un coup de feu à la fois alors que les Indiens ont des fusils à sept coups. C'est un massacre, mais Reno tient bon.

Pendant ce temps, Custer est en vue de la face nord du village indien. Croyant être en face du plus gros du village ennemi (en fait, le village s'étalait sur cinq kilomètres et Custer n'en avait vu qu'une infime partie), il envoie un messager, Daniel Kanipe, pour avertir Benteen qu'il est en vue du village. En effet, de sa position, il peut voir les hommes de Reno se battre avec acharnement et les Indiens momentanément stoppés, alors que dans le village la panique règne. Tout le monde à ce moment-là est sûr de la victoire. Dans le même temps, Custer envoie un deuxième messager, John Martin (de son vrai nom Giovanni Martini) avec le célèbre message dirigé par son adjudant Cooke :

Beenten, gris Village; Soyez rapide, Apportez les munitions W.W. Cooke.
P.S. Apportez les munitions.


La retraite de Reno permet aux Indiens de réunir toutes leurs forces contre Custer. Ce dernier traverse la Médicine Tail et arrive en vue du village. C'est le choc. Au lieu de quelques tipis, il en voit des milliers de tepees... Jamais il n'avait pensé trouver un tel camp. A cet instant, des milliers d'Indiens débouchent de tous les côtés. C'est la panique. Custer fait retraite vers la colline qui s'appelle aujourd'hui Custer Hill, au nord-ouest du camp indien. Poursuivis par les "hostiles". Les indiens se cachent dans les hautes herbes, les imperfections du sol et tirent à vue.

Kanipe avertit Beenten que les Indiens, comme il a constaté quand il était auprès de Custer, étaient en fuite. Puis Giorgio Martini arrive vers eux. Il ne perle que très peu d'anglais. Il dit à Benteen : "Indiens... décamper" .

Beenten comprend que les indiens se sont enfuis et n'accélère pas l'allure de la colonne. Martini lui donne le massacre de Custer. La haine viscérale qu'a Beeten à l'égard de Custer est sûrement pour beaucoup dans sa décision : il n'accélère pas l'allure de la colonne. Sans arrière, Custer est d'ores et déjà définitivement perdu.

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MessageSujet: Re: LES INDIENS   16.05.07 15:47



Le combat ne dure pas 45 minutes. Les Indiens font une ligne de feu qui touche tous les soldats encore vivants de Custer. Crazy Horse contourne les hommes du capitaine Koegh et les massacre alors que les troupes de Gall, Two Moon et Low Dog écrasent la garnison de Calhoun, le beau-frère de Custer, puis remontent sur les positions de Yates. C'est le coup de grâce pour la défense des Blancs. Puis chargent à pieds et commence leur sinistre besogne. Ils scalpent tous les soldats sauf Custer, et les mutilent. Puis s'engagent vers la colline qui domine la dernière colonne indienne de la bataille, celle de Beeten.

Mais ce dernier, tranquillement et sans se faire inquiéter, a rejoint Reno sur sa colline. Il a les mules et les munitions que le major a besoin : 24000 cartouches. La colline où se trouve "les blancs" est jonchée de cadavres et de blessés. Sauf une tentative de Weir, rien n'est entrepris pour sauver Custer et ses hommes.

Le 26 juin, les Indiens se retirent après plus de 24 h de combats. Ils font brûler toute la plaine pour couvrir leur retraite.

Les hommes de Reno sont bientôt relevés par Terry et Gibbon qui arrivent le 27 pour constater le désastre. La plupart des soldats ont le crâne ouvert, sont nus et si mutilés que l'on ne peut les reconnaître. Tom Custer et le lieutenant Cooke sont parmi ceux sur qui les Indiens se sont le plus acharnés. Custer est nu, mutilé et a deux impacts de balles au niveau du coeur et de la tempe.

Ainsi finit la sanglante bataille de Little Big Horn.

Sheridan et Sherman cherchèrent immédiatement un coupable : et comme un vivant peut se défendre, ils ont cherché les coupables chez les décédés : Custer, évidemment, mais aussi certains éclaireurs morts dsès le début de la bataille.

Comme si accepter que les Indiens aient gagné était trop dur pour les bureaucrates.

Des représailles sont immédiatement entreprises : Crook et mille hommes déciment l'armée de Sitting Bull qui doit bientôt se réfugier au Canada, et attaquent un camp commandé par Crazy Horse. Ce dernier se rend avec ses derniers soldats, mais durant son incarcération, il se débat violemment et s'empale accidentellement sur la baîonette se son goelier.

Prenant Little Big Horn comme un prétexe, le gouvernement traque les Indiens sans merci. C'est un nouveau régiment du 7è de cavalerie qui charge les Pieds-Noirs à Wonded Knee...

La bataille est en fait un inutile massacre et la majorité des derniers braves Indiens sont tués.

Ainsi finit tristement les célèbres guerres indiennes.

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MessageSujet: Re: LES INDIENS   20.05.07 17:19



JUIN 1876, ROSEBUD A LA LITTLE BIG HORN


Paha sapa (Black Hills) étaient la seule richesse des Sioux, et ils ne voulaient pas s'en défaire.

Le traité de 1868 garantissait la complète hégémonie des Indiens dans les Black Hills, mais la ruée vers l'or (gisement de Deadwood) eut lieu moins de quatre ans plus tard, et les Sioux durent lutter contre des gens sans scrupule qui profanèrent leur sanctuaire.

Les blancs harcelés par les attaques des peaux rouges firent appel à Washington qui envoya les tuniques bleues pour rétablir l'ordre.

Devant le nombre croissant des blancs, les Indiens commencèrent à se regrouper. Leur mécontentement grandissait de jour en jour devant la diminution de leurs réserves en bisons massacrés par les blancs. Red Cloud voyant qu'il n'arriverait pas à tenir ses guerriers demanda à washington de rappeler ses soldats avant que la guerre n'incendie les Black Hills.

Le 20 septembre 1875, les Indiens refusèrent de vendre leurs terres aux blancs.

Le 3 décembre 1875, ils reçurent un ultimatum les enjoignant de regagner leurs réserves avant le 8 février 1876.

Le 31 janvier 1876, le général Shéridan donne l'ordre aux généraux Crook et Terry de se préparer à des opérations en territoire hostile dans le bassin formé par les rivières Powder, Tongue, Rosebud et Big Horn.

Crook quitte fort Fetterman avec 1300 hommes.

Gibbon quitte fort Hellis avec 500 hommes.

Terry quitte fort Lincoln avec 800 hommes dont 600 du 7è de cavalerie du général G.A Custer, avec pour objectif de prendre les hostiles en tenaille et de les soumettre.

Hors beaucou d'Indiens n'eurent pas connaissance de l'utimatum puisqu'ils étaient partis chasser le bison.

à suivre
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MessageSujet: Re: LES INDIENS   25.05.07 15:57



Le 17 mars 1876, le campement de Two Moon (Chef Cheyenne) se trouvant au confluent de la Little Poxdr et de la Powder fut attaqué par les troupes du général Crook sous le commandement du capitaine Reynold. La surprise passée les Indiens réussirent à contenir l'attaque des "Blue Coats" qui en désespoir de cause incendièrent les possessions indiennes.

Crazy Hors et Sitting Bull donnèrent asole aux hommes de Two Moon.

Cheyennes et Sioux ainsi alliés vont parcourir les plaines du Montana pour chasser le bison et fuire les soldats. L'alliance de ces deux nations représentait près de 2500 tipis soit 10000 à 15000 indiens dont 2500 à 3000 guerriers et de 20000 à 40000 chevaux.

Le 16 Juin 1876, Crook établit son campement sur la Rosebud. Il sera attaqué les 17 et 18 juin par les hommes de Crazy Hors (Bataille Rosebud) qui l'obligeront à battre en retraite vers son camp de base de Goose Creek, Fort Meade, et cela méalgré l'aide de ses alliés Corbeaux et Shoshones.

Fort de cette victoire. Le camp des alliés était installé au bord de la Little Big Horn (aujourd'hui Hardin Montana) les Indiens se réunirent pour leur danse du soleil au cours de laquelle Sitting Bull eut sa vision :

"Des soldats bleus tombaient du ciel et aucun d'eux n'avaient d'oreilles."

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MessageSujet: Re: LES INDIENS   31.05.07 21:21



WOUNDED KNEE 1890 -1973

Le massacre de Wounded Knee, le 29 décembre 1890

La prophétie :

Un prophète d'une tribu dans le Névada, les Païutes, annonça une nouvelle qui se répendit aussitôt dans les réserves indiennes. Le Grand Esprit allait lui-même chasser les blancs et redonner la terre aux indiens. Ceux-ci n'auraient plus jamais faim ni froid et leurs ancêtres retourneraient dans le monde des vivants.

La "Ghost Dance :

Afin que la prophétie se réalise, tous devaient danser la "danse de l'Esprit". Il fallait revêtir une chemise spécialement réalisée pour l'occasion et qui était censée repousser les balles des blancs, rendant ainsi son propriétaires invulnérable. Elle était décorée de motifs rappelant les visions reçues par celui qui la portait.

Les conséquences :

L'armée s'inquiéta de ce qu'elle pensait être le début d'une révolte, alors qu'en fait la prophétie ne demandait pas aux indiens de prendre les armes mais de laisser faire le Grand Esprit. Des renforts de soldats arrivèrent dans les réserves, ce qui inquiéta cette fois les indiens. Dans ce climat tendu, il fut décidé d'arrêter les grands Chefs indiens, prétendus meneurs de la soi-disante révolte.

Le 15 décembre 1890, une quarantaine d'agents de la police indienne pénétrèrent chez Sitting Bull, dans la réserve sioux de Standing Rock. Celui-ci refusa de les suivre. Une bousculade s'ensuivit, au cours de laquelle un coup de feu éclata. Sitting Bull s'écroula. Mort. Dès lors, la panique s'empara des autres sioux, pensant que l'armée allait effectuer des représailles contre eux. Ils s'enfuirent en masse de la réserve, cependant une partie des fuyards la réintégra au bout de quelques jours. Les autres rejoignirent Big Foot dont l'arrestation était également prévue. Mais il quitta sa réserve avant que l'on vienne le chercher avec quatre cents autres indiens, dans le but de gagner Pine Ridge où se trouvait Red Cloud.

Le massacre :

En cours de route, ils croisèrent l'armée du colonel Forsyth et furent fait prisionniers. Le camp fut établi à Wounded Knee. Le lendemain, on voulut confisquer les armes aux indiens et leurs tentes furent fouillées. Un sioux, qui avait payé cher son fusil, ne voulut pas le rendre. Une dispute éclata puis, un coup de feu. Les autres indiens voulurent alors reprendre leurs armes et les mitrailleuses Hotchkiss qui cernaient le camp, entrèrent en action, tuant 150 sioux, hommes, femmes et enfants, sans distinction. Certains soldats présents, avaient fait partie du régiment du Génaral Custer et, rendus fous furieux, par esprit de vengeance, ont, les premiers ouvert le feu. Les honneurs militaires ont été rendus aux 25 soldats tués tandis que les indiens ont été jetés dans une fosse commune.

...Le soir même, la neige tomba et recouvrit le lieu du massacre...

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MessageSujet: Re: LES INDIENS   02.06.07 16:36



La Ghost Dance

La Ghost Dance est un mouvement qui est né de la croyance en un messie nomm Wovoka issu de la tribu des indiens Paiute en 1870. Il toucha les tribus des grandes plaines au début des années 1890. Il permettait d'exprimer un profond regret de la vie passée, et de croire à son retour, au retour des fantômes qui aideraient les opprimer à retrouver leur ancien style de vie, avant l'arrivée des blancs. Bien évidemment ce rituel fut interdit par le gouvernement US. Cette interdiction fut à l'origine du massacre de Wounted Knee où des centaines de guerriers, de femmes et d'enfants ont été lâchement massacrés par les soldats. Ce massacre mit fin au rituel. Certains des guerriers croyaient tellement en leur religion qu'ils pensaient que le port de tuniques avec le dessin d'aigles ou bisons pouvait suffire à stopper les Crazy Horse qui survivra au massacre.

Voici l'une des prières de ces croyants en une ère nouvelle où la maladie, l'oppression seraient absentes....

"La Mère Nature est toute-puissante, ayant pour elle l'éternité. Que sont les inventions des hommes, les cités hautaines qu'ils élèvent aux confins du désert, les armes terribles qu'ils emploient pour assurer et défendre leurs conquêtes ?

Rien qu'un peu de poussière constituée que les grandes forces naturelles tendent à restituer dans sa forme primitive. Désertez pendant quelques années la citadelle, abandonnez quelques mois le canon ou la mitrailleuse dans la Prairie, et bientôt l'herbe et la ronce auront envahi la pierre, la rouille rongé l'acier dur.

Bien des fois, jadis, de vastes solitudes ont été peuplées des villes puissantes. Il n'en reste plus aujourd'hui que des ruines et les ruines elles-mêmes finissent par se confoncre avec la terre éternellement vierge.

Qu'importent les hommes qui passent ? L'esprit n'a qu'à souffler sur eux et ils ne le seront plus ! Alors les fils de la Terre reprendront possession de la Terre. Et les temps passés redeviendront nouveaux !"







Sioux interprétant la Ghost Dance
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MessageSujet: Re: LES INDIENS   11.06.07 21:29




WOUNDED KNEE II

Pour évoquer la tragédie ou le massacre de Wounded Knee il est nécessaire de remonter dans le temps :

Avril 1825: Afin de protéger les Natifs américaisns de l'invasion continuelle des colons blancs sur leurs terres, le gouvernement américain les prends sous sa protection. Les indiens sont encore libres de chevaucher sur leurs grandes plaines, le bison se faisant de plus en plus rare, beaucoup trouve refuge près des forts ou dans les réserves pour les saisons d'hivers.

29 avril 1868 : Signature du traité de Fort Laramie.
Les tribus Cheyennes Dakota Lakota Nakota et le gouvernement signent le traité de paix. Le gouvernement s'engage à dédommager les tribus pour les dommages et pertes territoriales subis. Les tribus souveraines sur leurs terres ont le pouvoir de les gérer, d'y faire régner l'ordre et de rejeter tout nouveau colon blanc. Toute nouvelle cession d'une part de leur terre au gouvernement américain devra requérir la signature d'au moins les 3/4 des adultes mâles des territoires concernés. Les tribus conservent le droit de chasser dans les Big Horn Moutains ainsi que dans la partie nord de la North Platte River.

Puis de l'or est découvert dans les Black Hills. A partir de 1874 le gouvernement va tenter par des négociations avec les tribus de reprendre les Black Hills. Les tribus refusent, les Black Hills sont leurs terres sacrées. Le gouvernement lance alors un ultimatum : le 31 janvier 1876, tous les indiens qui n'auront pas quitté les Black Hills pour rejoindre les réserves seront considérés comme rebelles et traités en conséquence.

Crazy Horse et Sitting Bull refusent d'obtempérer. Ils continuent de chasser et de vivre libres sur leurs terres sacrées. Sitting Bull ouhaite réunir toutes les tribus allées des Dakota. En juin 1876 a lieu le plus grand rassemblement de l'histoire des Indiens d'Amérique du Nord. Sitting Bull, Gall et Crazy Horse sont rejoints par leurs alliés et frères Cheyenne ainsi que par une grande quantité d'Indiens qui fuient les réserves. Ils s'installent sur les berges de la Little Big Horn.

Le 25 juin, bataille de Little Big Horn River. Le Général Custer surnommé "le boucher" s'attaque au village qui s'étend sur plusieurs km de long. Défaite du 7ème de cavalerie de l'armée américaine.

à suivre
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MessageSujet: Re: LES INDIENS   25.06.07 10:47



28 février 1877 :
Violation par les Etats Unis du traité de Fort Laramie et du 5ème amendement de la constitution américaine : la colonisation des terres Indiennes s'accentue. Le gouvernement américain sous la pression des compagnies minières confisque les Black Hills, et ce, sans les signatures des adultes mâles des réserves concernées.

Article 5 : : En considération des terres confisquées et des droits de chasse retirées, le gouvernement fournira des rations alimentaires aux tribus aussi longtemps que nécessaire pouir leur survivance.

Article 8 : Les tribus sont soumises aux même lois que les ressortissants américains, bénéficient des mêmes protections, ont le le droit de pratiquer en toute liberté leur religion et d'accéder à la propriété (en théorie).

6 mai 1877 :
Crazy Horse et son peuple, malade, souffrant de famine se rendent. Ils se présentent à l'agence de Red Cloud.

Septembre 1877 :
Crazy Horse est assassiné - Sitting Bull est toujours en fuite et refuse de se rendre.

19 Juillet 1881 :
Poussé par la maladie et la famine Sitting Bull se rend, de ses 3000 guerriers, 2800 ont déjà rejoint les réserves.

Automne 1883:
Dernière chasse au bison, le commerce blanc des fourrures et le rail ont eu raison du bison qui est désormais en voie d'extinction.
Les conditions de vie sur les réserves sont épouventables. la famine, les maladies et l'alcool y font rage, les rations gouvernementales arrivent avec des mois de retard quand elles n'arrivent pas du tout. Les terres consenties aux Indiens sont incultivables, leurs troupeaux de boeufs sont décimés par la maladie.

Sur la réserve des Blackfeet du Montana qui comptaient 3000 âmes, ils n'en restent plus que 1600. Les tribus sont poussées au désespoir. Les rapports dramatiques qui arrivent sur les Bureaux des Affaires Indiennes restent lettres mortes : Un bon Indien est un Indien mort.

Janvier 1889 :
Wovoka un Homme Médecine Paiute du Névada a une vision : la résurrection des Nations Indiennes, le retour du bison et le départ des blancs se feront grâce à la danse et aux chants rituels : la Ghost Dance ou danse des esprits est née..

La Ghost Dance se propage sur toutes les réserves des Etats Unis et l'espoir des Nations Indiennes renaît.

2 mars 1889 :
Le gouvernement veut reprendre 9 millions d'âcres de la grande réserve du Traité de Fort Laramie. Il décide pour cela que la signature 3/4 des adultes mâles devra être requise. Tous les Indiens de la grande réserve Sioux sont convoqués pour signer l'acte de vente. Les Indiens refusent de signer. Le traité de Fort Laramie est encore une fois violé : le gouvernement confisque les 9 millions d'âcres et la grande réserve du Dakota est alors scindée en 6 petites réserves. Aucun Indien ne peut quitter sa réserve sans autorisation spéciale d'un agent Indien.

Les mariages inter-tribaux sont fréquents. Le gouvernement a trouvé un moyen de séparer les familles. Les rations prévues dans le traité de Fort Laramie sont diminués de 50 %.




à suivre...
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MessageSujet: Re: LES INDIENS   03.10.07 11:19



Année 1890 :
Plus la famine fait rage, plus les Indiens des 6 réserves pratiquent la Ghost dance, conduits pour cela par l'homme médecine Sitting Bull.
Les colons blancs sont apeurés et une troupe d'environ 650 soldats est envoyée sur la réserve de pine Ridge. L'armée assassine tous les Indiens qu'elle surprend à danser la Ghost Dance.

Inquiet par l'ampleur que prend le mouvement, les autorités militaires ordonnent l'arrestation de Sittig Bull à la réserve de Standing Rock le 15 décembre 1890. En fait l'arrestation, Sitting Bull fut tué d'une balle par un Lakotas en tenue de policier des Etats-Unis. La mort de Sittig Bull jeta un grand froid parmi les Amérindiens. Ses amis se réfugient chez le Chef Big Foot.

Craignant à son tour des représailles, le Chef Big Foot atteint de tuberculose et souffrant de famine demande asile à Red Cloud. Ce dernier accepte, Big Food et son clan (environ 300 femmes et vieillards) se dirigent donc vers l'agence de Pine Ridge sans avoir demandé l'autorisation spéciale exigée par le gouvernement.

28 décembre 1890 :

Ils s'arrêtent pour camper à Wounded Knee (environ 6 km de l'agence gouvernementale de Pine Ridge). Pendant ce temps, l'armée avait lancé le 7ème de Cavalerie sous les ordres du colonel James W. Forsyth à leur poursuite.

29 décembre 1890 au matin :
L'armée encercle le campemant de Big Foot et installe des mitrailleuses Hotchkiss. Le chef, extrêmement faible agite le petit drapeau blanc qu'il avait accroché à sa civière. L'armée ordonne aux Indiens de rendre leurs armes, et de se rassembler pendant que les soldats fouillent le camp faisant preuve d'une grande rudesse vis à vis des Lakata. Les Miniconjus de Big Food obtempèrent. Qui a tiré le premier coup de feu qui déclencha la fusillade, nul ne le sait, mais un coup de feu parti....

Aussitôt, l'armée tire sans distinction sur les 300 femmes, enfants et vieillards. Les femmes hurlaient tentant d'échapper aux tirs, les enfants accrochés aux jupes de leur mère pleuraient, pas logtemps.... puis les tirs cessent, c'est le silence, la fumée s'évapore : environ 300 cadavres dont celui de Big Food jonchent au sol.

L'acharnement de l'armée fût tel que des cadavres de femmes qui tentaient de fuir leurs vourreaux furent retrouvéss à quelques 2 km de Wounded Knee.

Témoignage : Une femme gisait dans son sang, son bébé tétait encore son sein.

De leur côté, les soldats dénombrent vingt cinq tués et trente neuf blessés. Une enquête révéla que les pertes subies par l'armée américaine était le fait de leurs propres armes. le 3 janvier 1891, les cadavres sont jetés dans une fosse commune sans plus de formalités.

Le massacre de Wounded Knee s'il avait définitivement anéantit le dernier espoir des Nations Indiennes de recouvrer leur chère liberté n'avait en aucun assouvit la soif des gouvernements américains successifs qui pensaient avoir définitivement brisé la résistance amérindienne.

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MessageSujet: Re: LES INDIENS   14.10.07 17:32



WOUNDED KNEE (fin)

La piste des douleurs


Le samedi 9 mai 1931, l'écrivain John Neihardt se rend sur le champ de bataille de Wounded Knee. Il souhaite contempler la colline où les victimes de la boucherie organisée par les militaires blancs sont enterrées dans une fosse commune, afin d'écrire les scènes finales de son oeuvre majeure, cycle of the West. Il poursuit ensuite sa route jusqu'à la réserve proche de Pine Ridge, où l'attend le vieux guerrier et homme-médecine oglala lakota Black Elk (Elan Noir). Neihardt vient recuillir les souvenirs de ce saint homme, vénéré par son peuple en tant que dépositaire d'une vision qu'il eut en 1873, alors qu'il n'était qu'un petit garçon, et qui le désigna comme le Sixième Grand-Père, c'est-à-dire "le représentant spirituel de la terre et de l'humanité" .

Black Elk est né en 1863, à une époque où le responsable du tristement célèbre Bureau des affaires indiennes décrit les autochtones comme "des populations à qui on ne saurait faire davantage confiance qu'à une bande de loups errant dans les montagnes". C'est pourtant une société civilisée à la spiritualité élevée que décrit Black Elk. pour Neihardt, baptisé "Arc-en-Ciel flamboyant" par ses amis indiens, il évoque sa Grande Vision de 1873, le rite de la danse du Soleil, la danse des fantômes, La Pipe sacrée, la vision des Etres-Tonnerre. Ce Little Big Man avant l'heure raconte son amitié pour Crazy Horse, la bataille de Little Bighorn, le massacre de Wounded Knee et le Wild West Show de Buffalo Bill, qui l'a emmené avec lui en Europe, où Black Elk rencontra la reine Victoria.

En 1932, Neihardt publie Black Elk Speadks, puis, en 1951, When the Tree Flowered , deux immenses succès qui acquirent aussitôt le statut de "bible moderne des Indiens d'Amérique". Ces deux ouvrages sont également, écrit Raymond J. DeMalie, auteur de cette nouvelle édition commentée du Sixième Grand-Père, "la pierre de Rosette des Amérindiens, car ils représentent, aussi bien pour les Indiens que pour les non-indiens d'aujourd'hui, une porte d'accès à la culture indigène américaine du XIXe siècle, une clé pour comprendre l'Amérique actuelle en s'appuyant sur les modes de pensée de l'Amérique indienne plus ancienne".

Les agents du FBI qui semèrent la terreur sur la même réserve de Pine Ridge, entre 1973 et 1975, où une soixantaine d'Indiens moururent d'une mort violente et inexpliquée, n'avaient certainement pas la moindre idée de la richesse de la culture qu'ils étaient en train de dévaster pour aider les grandes compagnies à mettre la main sur l'uranium que recelait le sous-sol des terres abandonnées aux descendants de Crazy Horse (lui-même assassiné à pine Ridge).

Ces violences culminères ) Oglala, le 26 Juin 1975. Ce jour-là les hommes du FBI, appuyés par des milices indiennes armées et manipulées par eux, ensevelirent sous un déluge de feu le camp provisoire des militants de l'Americain Indian Movement (AIM) venus protéger pacifiquement les habitants de Pine Ridge. Après quelques coups tirés en l'air, les assaillis, parmi lesquels des femmes, des vieillards et des enfants affolés, parvinrent à fuir le champ de bataille, où l'on devait retrouver les corps de deux agents du FBI. L'un des dirigeants de l'AIM, Leonard Peltier, un Sioux Lakota, appelé "Celui-qui-mène-le-peuple" ou "Vent-qui-chasse-le-soleil", trouva refuge au Canada (comme des années avant lui Sitting Bull, fuyant le désastre de Little Bighorn).
Au terme d'une procédure truquée, Peltier fut extradé. (Des années plus tard, les Canadiens, furieux, exigèrent, sans succès, son retour). Après avoir terrosrisé une jeune mère indienne en lui montrant les photos d'une militante de l'AIM assassinée dont on avait coupé les mains pour procéder à la recherche d'empreintes digitales, le FBI obtint d' elle des aveux selon lesquels elle avait vu son amant -c'était faux- Leonard Peltier tuer les deux agents de sang-froid -encore faux- .
Plis tard, elle se rétractera, comme se rétracteront les accusateurs de Leonard : ils reconnaîtront qu'il n'y a pas la moindre étincelle d'une preuve, pas plus que la plus petite lueur que cette femme ait pu être témoin de quoi que ce soit. Rien n'y fait, pas même les pétitions du dalaï-lama, de Desmond Tutu, de Rigoberta Menchu, du sous-commandant Marcos ou de Jesse Jackson : "Vent-qui-chasse-le-soleil" est derrière les barreaux depuis 25 ans, actuellement détenu à la prison de Leavenworth, sous le matricule n° 89637-132.


"Est-il mal de ma part d'aimer les miens ? Est-ce malfaisant de ma part parce que ma peau est rouge ? Parce que je suis Sioux ? Parce que je suis né là où mes pères vivaient ? Parce que je suis prêt à mourir pour mon peuple et mon pays ?"

Ces questions pourraient être celles de Leonard Peltier ; elles ont été dites par Sitting Bull.


Leonard Peltier
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